La thèse d'un crime antisémite retenue pour le meurtre d'Ilan Halimi

La thèse d'un crime antisémite retenue pour le meurtre d'Ilan Halimi
La thèse d'un crime antisémite a été retenue à l'encontre de sept personnes mises en examen lundi soir par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, alors que le chef présumé des ravisseurs était toujours en fuite.

Dominique de Villepin a déclaré lundi soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, avoir demandé "que toute la lumière soit faite" sur les "motivations" du meurtre "odieux" de M. Halimi, en confirmant que la juge avait retenu "les circonstances aggravantes de crime commis en raison de l'appartenance à une religion", comme l'avait fait juste avant lui le garde des Sceaux Pascal Clément.

Les sept suspects - six hommes et une femme- ont été mis en examen pour "enlèvement et détention", "association de malfaiteurs en vue d'enlèvement, détention et séquestration en bande organisée sous conditions" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion".

Toutefois, cette circonstance aggravante peut ne pas être retenue à l'issue de l'instruction en fonction des déclarations des suspects.

L'hypothèse de motivations à caractère antisémite provoque depuis la semaine dernière un émoi dans la communauté juive parisienne.

Le président du Crif, Roger Cukierman, a pressé lundi le Premier ministre d'établir "toute la vérité" sur ce meurtre pour savoir si M. Halimi a été tué "parce que juif".

De son côté, le Mrap a annoncé lundi soir son intention de porter plainte et de se constituer partie civile dans le cadre de l'instruction, estimant que le "mobile raciste" de ce crime "doit être considéré comme une circonstance aggravante".

L'un des suspects, un jeune homme âgé de 19 ans, est considéré par la justice comme le plus impliqué. Selon son avocate, Me Véronique Massi, qui conteste cette forte implication, il a au contraire "tenté de tout arrêter" et a quitté le gang bien avant que M. Halimi soit retrouvé agonisant.

Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention (JLD). Les six autres personnes devaient comparaître tard lundi soir devant le JLD. Le parquet a requis le mandat de dépôt pour les sept suspects.

Samedi, trois personnes, dont deux femmes, avaient été mises en examen et écrouées.

Le chef présumé de la bande, qui se fait appeler "the brain of barbarians" ("cerveau des barbares"), 25 ans, était toujours activement recherché lundi. Au moins deux autres personnes, son bras droit de 22 ans ainsi qu'une femme soupçonnée d'avoir séduit des victimes, sont aussi toujours en fuite.

A ce jour, selon les enquêteurs, sept personnes, dont Ilan Halimi, ont été prises pour cibles par ces malfaiteurs, dans diverses tentatives d'enlèvement pour leur extorquer de l'argent.

Interrogée par le quotidien israélien Haaretz, la mère d'Ilan, Ruth Halimi, a déclaré que "si Ilan n'avait pas été juif, il n'aurait pas été assassiné", en accusant la police française d'ignorer le caractère antisémite des faits. Selon les enquêteurs et le parquet, d'autres victimes n'étaient pas juives et le but premier des ravisseurs était d'obtenir de l'argent.

Ils ont ainsi réclamé à la famille 450.000 euros dans un premier temps, la somme étant rabaissée plusieurs fois.

Les enquêteurs travaillent également sur un lien éventuel entre ce gang et des tentatives d'extorsion sur des médecins parisiens en 2005.

Ilan Halimi avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert trois semaines plus tard agonisant à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Une grande partie de son corps portait des traces de tortures.

# Enviado em Terça 21 Fevereiro 2006 10:16

Modificado em Segunda 09 Julho 2007 11:45

Meurtre d'Ilan: enquêteurs en Côte d'Ivoire, appel à manifester à Paris (21.02.06- 15h40)

Meurtre d'Ilan: enquêteurs en Côte d'Ivoire, appel à manifester à Paris (21.02.06- 15h40)
Deux enquêteurs de la Brigade criminelle devaient se rendre mardi en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'un jeune juif, Ilan Halimi, dont le caractère antisémite a pour le moment été retenu comme circonstance aggravante par le juge.

Trois associations antiracistes ont appelé mardi à "un rassemblement citoyen" dimanche à Paris après le meurtre d'Ilan Halimi, pour dénoncer l'antisémitisme et ses clichés après que la justice a retenu l'hypothèse de motivations à caractère antisémite dans l'instruction.

Selon une source bien informée à Abidjan, le principal suspect de l'affaire, celui qui se baptise lui-même "le cerveau des barbares", est "susceptible de se trouver en Côte d'Ivoire". Selon la même source, deux enquêteurs de la police française "arrivent mardi soir à Abidjan pour mener des vérifications" dans le cadre d'une commission rogatoire internationale.

Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, âgé de 23 ans, avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert lundi 13 février au matin, portant des traces de tortures et de brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

L'hypothèse de motivations à caractère antisémite provoque depuis la semaine dernière un vif émoi dans la communauté juive parisienne.

Une délégation du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), accompagnée du beau-frère d'Ilan Halimi, doit être reçue mardi à 16H00 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Dans un premier temps, le parquet avait estimé que le gang n'avait pas agi par antisémitisme.

Des sources proches de l'enquête assurent que les sévices ne sont "pas forcément liés" au fait que la victime était juive.

Mais la juge d'instruction Corinne Goetzmann a décidé mardi de poursuivre six des sept mis en examen pour "enlèvement et détention", "association de malfaiteurs en vue d'enlèvement, détention et séquestration en bande organisée sous conditions" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion".

Cette circonstance aggravante peut ne pas être retenue à l'issue de l'instruction en fonction des déclarations des suspects, le magistrat instructeur étant seul à décider des incriminations définitives.

Deux éléments des déclarations de suspects en garde à vue sont à l'origine du choix de la juge, a-t-on appris mardi de source judiciaire: un suspect a expliqué qu'Ilan avait été enlevé car il était juif et que les "juifs ont de l'argent et que c'est une communauté solidaire" et l'un des suspects a déclaré avoir appris de manière indirecte que la victime avait été brûlée par un autre mis en cause, sur le front avec une cigarette, en raison de sa religion.

L'auteur désigné de cette violence aurait reconnu les faits tout en contestant une intention antisémite.

Le septième suspect, une jeune femme, a été mise en examen pour "non dénonciation de crime".

Les sept suspects ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention (JLD).

Deux autres personnes en garde à vue depuis vendredi doivent être présentées au juge d'instruction dans la journée de mardi.

"La justice doit très rapidement faire la lumière sur les circonstances de ce meurtre", a déclaré mardi à l'AFP Mouloud Aounit le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), soulignant que les meurtriers présumés étaient "d'abord des voyous au comportement crapuleux prolongé par une haine antisémite" et lançant "un appel solennel à la raison contre tout amalgame, toute instrumentalisation politique".

La LDH a de son côté appelé à "éviter tout emballement" et "toute réaction précipitée".
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# Enviado em Terça 21 Fevereiro 2006 10:21

Madonna, opérée d'une hernie-

Madonna, opérée d'une hernie-
La chanteuse de 47 ans aurait poussé trop loin son entraînement pour le tournage de son clip et a atterri à l'hôpital.

Madonna était à l'hôpital de Los Angeles la semaine dernière pour se faire opérer d'une hernie, confirme son attachée de presse. Des témoins affirment l'avoir vu très pâle et maigre au Cedars Sinai Hospital. Les rumeurs la séparant de Guy Ritchie et la liant au jeune Stuart Price n'en finissent plus de courir, surtout qu'elle a remercié le second et même pas mentionné le premier dans son discours de remerciement aux Brit Awards ce mercredi où elle a reçu le titre de meilleure artiste internationale...

Les amis de la chanteuse ont de leur côté peur qu'elle suive un régime trop strict qui pourrait porter atteinte à sa santé. Elle n'aura pas agi à son habitude vendredi dernier au centre de la Kabbale de Los Angeles. Un article du New York Post précise : "Madonna n'y a rien manger et n'a pas conduit la prière après le dîner, ce qu'elle fait habituellement quand elle vient."
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# Enviado em Terça 21 Fevereiro 2006 16:39

Modificado em Segunda 16 Julho 2007 08:10

L'affaire Outreau

L'affaire Outreau
Un ex-juge de la détention et des libertés (JLD) de l'affaire d'Outreau a déploré mardi que le législateur qui a créé cette fonction en 2000 ne lui ait pas donné des "moyens suffisants" pour exercer sa mission, se décrivant devant la commission d'enquête comme "un juge amputé".

A la reprise des travaux de la commission, son président André Vallini (PS) a par ailleurs tenté de calmer les inquiétudes des magistrats qui ont vivement critiqué les conditions d'audition du juge Fabrice Burgaud.

"Notre travail ne remet en cause ni l'indépendance de la justice ni la séparation des pouvoirs. Au lieu de redouter notre travail, les magistrats doivent s'en réjouir car c'est une occasion sans précédent de donner à la justice toute la place qu'elle mérite dans le débat public", a-t-il assuré.

Le rôle des JLD dans le fiasco d'Outreau où les acquittés ont effectué 26 ans de détention provisoire au total a été dénoncé par la défense.

Maurice Marlière, qui a décidé de la mise en détention de 17 des accusés de l'affaire d'Outreau dont 13 devaient être innocentés et pris 159 décisions dans cette affaire, a déploré que le JLD ne puisse aborder le fond du dossier lors du débat contradictoire avec le parquet, le mis en examen et son avocat.

"Le JLD m'apparaît comme un juge amputé de par la loi de pouvoir prendre une décision pleinement éclairée puisqu'il ne peut pas poser de questions sur les faits", a-t-il remarqué.

Son ancienne collègue Jocelyne Rubantel a elle aussi critiqué une discussion "hypocrite, un peu biaisée où l'on parle des faits sans en parler".

La création en 2000 du JLD "résulte d'une excellente idée du législateur mais il ne lui a pas donné les moyens procéduraux pour qu'il exerce ses fonctions", a déploré M. Marlière, parlant d'"oeuvre inachevée".

Outre l'impossibilité d'aborder les faits, il a critiqué des "rencontres bien trop brèves avec les personnes mises en examen ou leurs avocats pour se faire une idée" et le fait que la loi ne prévoyait pas qu'il s'entretienne à nouveau avec les mis en examen lors des prolongations de détention.

Mme Rubantel, qui a rendu une quinzaine de décisions sur des prolongations, a précisé qu'elle avait découvert les accusés au procès de Saint-Omer en 2004.

Le JLD est "un juge dépourvu de sensations", a-t-elle regretté, souhaitant qu'il puisse assister aux interrogatoires du juge d'instruction.

M. Marlière a aussi renvoyé le législateur à ses responsabilités sur le critère de "trouble à l'ordre public" qui justifie souvent les mises en détention, le qualifiant de "bouteille à l'encre". "Ce critère a été inséré par le législateur, le juge l'utilise parce qu'il existe", a-t-il lancé.

Il a aussi souligné la difficulté de l'"instantanéité" de la prise de décision du JLD qui doit se prononcer à l'issue du débat contradictoire sur les mises en détention ou les remises en liberté.

Mme Rubantel a elle-aussi pointé "une grande difficulté" dans le fait de statuer immédiatement, rappelant avoir pris des décisions à O1H00 du matin.

Les deux magistrats ont enfin décrit une charge de travail très lourde, M. Marlière étant chargé du contentieux de la rétention des étrangers et de la présidence des audiences de comparution immédiate en plus de son poste de JLD.

Affirmant que le dossier d'Outreau "n'était pas vide", Mme Rubantel a tenté de faire comprendre aux députés "la tâche extrêmement difficile" de ces juges qui sont sur "des sables mouvants".
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# Enviado em Terça 21 Fevereiro 2006 16:43

Modificado em Segunda 16 Julho 2007 08:11

Ingrid Betancourt, otage depuis quatre ans: semaine de solidarité en France

Ingrid Betancourt, otage depuis quatre ans: semaine de solidarité en France
Le quatrième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt par la guerilla colombienne, le 23 février 2002, est marqué par de nombreuses manifestations de soutien en France où l'otage franco-colombienne bénéficie d'un vaste élan de solidarité.

Agée aujourd'hui de 44 ans, Ingrid Betancourt, ancienne candidate des Verts à l'élection présidentielle en Colombie, avait été enlevée avec sa directrice de campagne Clara Rojas par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans le sud du pays.

"J'ai donné une priorité absolue à l'objectif de ramener Ingrid Betancourt parmi nous. J'y travaille sans relâche, comme à la libération des autres otages", a assuré lundi dans un message à la famille le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui s'est rendu en Colombie fin janvier.

Depuis 2002, Ingrid Betancourt est devenue citoyenne d'honneur de plusieurs villes françaises. Son portrait géant est affiché sur nombre de lieux publics, notamment sur le fronton de la mairie de Paris.

Son sort est régulièrement évoqué par les plus hauts dirigeants du pays, dont le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin, qu'Ingrid Betancourt avait connus durant ses études à Paris.

Une soirée d'humoristes baptisée "Rires contre les larmes", en présence d'un millier de personnes dont des membres de la famille d'Ingrid Betancourt, a donné lundi dans la capitale le coup d'envoi d'une semaine de mobilisation.

Le point d'orgue est prévu jeudi, jour anniversaire des quatre ans de détention d'Ingrid Betancourt, avec un "rassemblement fleuri" prévu sur le Pont des Arts à Paris. De là, seront lâchés en musique les pétales de 5.000 roses pour que le soutien à Ingrid et aux autres otages "soit entendu jusqu'en Colombie".

Mardi, un groupe interparlementaire de soutien à l'otage franco-colombienne sera lancé au Sénat.

"La question est de savoir si Ingrid est vivante et quand elle reviendra", explique son ex-mari Fabrice Delloye, père de leurs deux enfants Mélanie et Lorenzo.

Ingrid Betancourt "est devenue un porte-drapeau d'une cause et elle a réussi à faire que le monde regarde ce qui se passe en Colombie", a-t-il dit à l'AFP.

Mais les efforts continus de la France pour la libération d'Ingrid Betancourt ont souvent été une source de tensions avec Bogota.

En 2003, une première te
ntative de récupérer l'otage s'était soldée par un échec et, en septembre 2005, le gouvernement colombien a accusé la France d'ingérence après une rencontre entre un émissaire français et les Farc.

Dans un récent article intitulé "Ingridgate: la France perdue dans le labyrinthe colombien", le quotidien Le Figaro (conservateur) a critiqué la gestion de l'affaire par le gouvernement, en raison notamment des liens personnels entre Dominique de Villepin et la famille de l'otage.

"Je regrette profondément que des personnes qui n'ont aucune connaissance de la réalité colombienne se soient converties en grands experts de la situation de mon pays", contribuant à "détruire l'image de la Colombie", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ambassadeur de Colombie en France, Miguel Gomez Martinez.

La famille garde, elle, espoir. La Colombie a accepté fin 2005 une proposition soumise par la France, la Suisse et l'Espagne visant à créer une zone démilitarisée sous contrôle international dans le sud-ouest du pays, pour négocier un accord entre le gouvernement et les FARC sur un échange de prisonniers.

La guérilla a dans un premier temps refusé. "Nous considérons que la réponse (des Farc) à cette proposition n'a pas été négative et qu'ils attendent les élections (présidentielles) de mai avant de se prononcer", a estimé lundi Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid.

# Enviado em Quinta 23 Fevereiro 2006 09:47